ARMOIRIES
"De
gueules à deux chevrons d'argent".
Dès la
fin du XIIème siècle, une moitié de la seigneurie d’Echandens
entra dans les possessions du Chapitre de Lausanne, alors que l’autre,
appartenant à l’évêque, fut inféodée à une famille qui porta le nom de
la localité. Les nobles d’Echandens qui s’éteignirent avant la fin du
Moyen Age, scellèrent d’un écu au lion (1312). Vers 1698, l’armorial
Ropraz leur attribua par erreur les armes d’une famille Grand, de
Lausanne. Amputée du pal brochant, cette version a donné naissance aux
armoiries adoptées en 1927 par la commune.
HISTOIRE
Echandens,
commune du district de Morges dès 1798, se composant du village d'Echandens
et du hameau des Abbesses, se nommait Scandens en 1164, comptait 210
habitants en 1764, 354 en 1850, 411 en 1900, 593 en 1960, 1080 en
1970, 2135 en 1990.
Le territoire
communal a des vestiges de la Nécropole de La Tène, de l’habitat et
matériel du Bronze ainsi que des vestiges romains et du haut Moyen
Age.
En 1196, une
moitié de la seigneurie appartenait au chapitre de Lausanne; à la
Réforme, cette moitié fut donnée à l'hôpital de Morges. L'évêque
possédait l'autre moitié, inféodée aux nobles d'Echandens et qui passa
dans plusieurs familles.
Le château
fut construit au milieu du XVIe siècle sur l'emplacement
d'un premier édifice. Echandens fit partie du bailliage bernois de
Morges; la commune était gérée par l'assemblée des communiers. Le
Conseil général fut remplacé en 1942 par un Conseil communal élu
(législatif).
Paroisse en
1228, Echandens ne l'était déjà plus en 1285 et fut rattaché dès lors
à Lonay; l'église actuelle date de 1728-1729.
La poudrière
cantonale (deux moulins) fut installée au bord de la Venoge de 1811 à
1853.
A un moulin
mentionné en 1822 succéda la chocolaterie Kohler, active de 1896 à
1907; les ateliers transformés en dépôts abritèrent dès 1919
l'imprimerie Nestlé.
Sur la ligne
de chemin de fer Lausanne-Genève, Echandens eut une halte/gare dès
1855.
Commune
viticole, arboricole et agricole jusque dans les années 1960,
Echandens a connu ensuite une forte croissance démographique grâce à
sa situation favorable (proximité de Morges, de Lausanne et de
l'autoroute).
LE CHATEAU
Dominant
fièrement son vignoble au sud, il cache derrière un rideau d'arbres
une façade où s'ouvrent de grandes fenêtres gothiques à meneaux et une
longue terrasse ombragée.
C'est sur les
ruines d'une forteresse féodale - qui appartint au Chapitre de
Lausanne - que l'édifice actuel (remanié aux XVIIe et XVIIIe
siècles) fut construit, dès 1554, par Ferdinand de Loys, seigneur de
Denens, bourgeois et bourgmestre de Lausanne. L'inauguration eut lieu
en 1629.

On abandonna
alors le style massif de la forteresse médiévale pour imaginer une
structure de transition entre le gothique et le Renaissance. La
noblesse de l'époque, très à l'aise grâce à la présence du puissant
occupant bernois, ne rêvait plus que de confort, d'élégance
architecturale. Certes, on flanqua l'édifice de charmantes
échauguettes, mais avant tout dans un but décoratif.